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24-10-2006

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BELGIQUE :  Une croissance de 5% n'est pas une Utopie
Depuis 18 ans, de 1984 à 2002, le niveau de prospérité en Irlande a progressé de 167% contre 42% seulement en Belgique. En une demi-génération, l'Irlande est passée du rang de second pays le plus pauvre d'Europe à celui de second pays le plus prospère.
On constate en outre des écarts similaires en matière de création d'emplois.  Quelles sont les causes de ces différences de croissance ?  Est-ce que la Belgique peut égaler les performances économiques et sociales irlandaises?
regression
Les causes des différences de croissance.

Devant de tels écarts, le groupe d'étude WorkForAll s'est demandé pourquoi la Belgique avec sa productivité et son éthique de travail exceptionelles, ne parvient pas à égaler les performances économiques et sociales irlandaises. WorkForAll a analysé de façon systématique 25 causes possibles, et notamment l'âge et l'éducation des populations, l'inflation, les heures de travail, le taux d'épargne, les taux d'intérêt, les impôts directs et indirects, les dépenses publiques etc.

Toutes ces données, connues de l'OCDE, ont été intégrées dans un modèle de régression multiple analysant les performances de 17 pays européens sur une période de 18 ans. La technique de régression multiple permet de calculer avec une précision mathématique l'effet exact et le poids relatif de chacun des facteurs individuels, lorsque plusieurs causes sont simultanément mises en jeu. C'est par cette même technique que la science médicale établit des relations entre nos modes de vie et notre santé.

Cette analyse a pu expliquer 93% des écarts de croissance Européens et a permis de déceler les deux causes principales responsables d'un taux de croissance faible : des dépenses publiques excessives et une structure fiscale démotivante qui pénalise par trop les bénéfices et le travail. Parmi les vingt-cinq causes examinées, ces deux facteurs sont primordiaux et bien plus importants même que les taux d'échange ou d'intérêt. Une réduction des dépenses publiques de 5% peut ainsi générer une croissance annuelle additionnelle de 3%.

imposition salaires
Irlande, pays pilote
En 1985, l'économie irlandaise était désastreuse : déficits excessifs, chômage atteignant 17%, croissance faible, et un niveau de prospérité qui ne dépassait pas 65% du niveau belge. Jusqu'en 1985, l'Irlande avait mené une politique keynésienne stérile, tout comme la Belgique. Dès 1985 cependant, l'Irlande a radicalement modifié ses orientations économiques en allégeant sensiblement la charge fiscale. En trois ans, ils ont réduit les dépenses publiques de 20%. Les effets ont été spectaculaires et ont permis une période de vingt ans de croissance explosive atteignant en moyenne 5,6% par an, soit le triple du taux de croissance belge.

Stimuler les opportunités et la participation
Une réduction de la charge fiscale sur le travail et sur les bénéfices motive la population à contribuer à la productivité : un allégement fiscal stimule l'esprit d'entreprise, pousse à prester des heures supplémentaires et à retarder le départ à la retraite. Sans toucher aux acquis sociaux, on peut ainsi remédier à la cause fondamentale d'un faible taux de participation, à savoir la démotivation causée par une charge fiscale paralysante. Encore faut-il, pour que cela fonctionne, que l'allégement soit substantiel.
 
Entre 1985 et 2002, l'Irlande a ainsi diminué les charges salariales de 37% à 19%. Mais c'est surtout la réduction de la fiscalité sur les bénéfices qui, passant de 50% en 1985 à 16% en 2002, a poussé les Irlandais à entreprendre.

imposition benefics
Les effets budgétaires

Certains craignent qu'une réduction des taux fiscaux provoque une baisse des recettes fiscales. Rien n'est moins vrai, car c'est ici que l'effet Laffer se fait sentir. Toute réduction de charge fiscale élargit la base imposable du fait que l'évasion et la fraude deviennent moins profitables. Les autorités flamandes font l'expérience de cet effet Laffer : depuis la réduction des taux de succession, leurs recettes fiscales sur les héritages ont sensiblement augmenté. Sans compter qu'un allégement de la fiscalité en matière de succession n'incite pas à mourir plus tôt.

Par contre, un allégement fiscal sur les revenus cause les effets supplementaires décrits par Armey. Tel alègement fiscal motive au travail, à retarder le départ à la retraite et stimule l'esprit d'entreprise, ce qui élargit la base imposable encore davantage. De plus, les ressources ainsi rendues au secteur privé y sont investies de manière plus productive que dans le secteur public. L'Irlande a démontré l'efficacité de ces effets combinés Laffer-Armey dans le cadre des impôts directs. Ses recettes fiscales ont continué à augmenter grâce à l'allégement de la charge fiscale.

emplois tous secteurs
dettes publiques

Dette publique

Rembourser la dette publique en imposant des économies dans le budget de la sécurité sociale a des effets déflationnistes dévastateurs. Une politique consistant à réserver l'épargne à la réduction de la dette se fait aux dépens des investissements et est trop lente. Une manière alternative de faire baisser le rapport Dette/PIB est d'augmenter le dénominateur de cette fraction, plutôt que d'en réduire le numérateur. En d'autres termes : en augmentant le taux de croissance. C'est exactement ce qu'a fait l'Irlande. En 1986, la dette publique irlandaise s'élevait à 111% du PIB, presque autant que les 124% de la dette belge. Grâce à sa réduction des charges fiscales l'Irlande a réalisé une croissance rapide, qui était de 3% supérieure à celle de la Belgique au cours la période 1985-2002. Au bout de 18 ans l'Irlande a ainsi augmenté son PIB d'un facteur 2,67, tandis que la croissance du PIB belge s'est limitée à un facteur de 1,42 seulement. C'est ainsi que la dette publique Irlandaise sera limitera en 2005 à 30% de son PIB, alors qu'en dépit de lourds sacrifices, la dette belge atteindra toujours 98% du PIB à la fin de cette année.




Effets sociaux

Grâce à cette croissance l'Irlande a pu créer 31% de nouveaux emplois depuis 1985. La Belgique avec sa politique soi-disant sociale et ses innombrables et coûteuses mesures de création d'emploi n'en a créé que 7,6% de plus. En Irlande même l'industrie a vu ses effectifs augmenter de 32% depuis 1980, tandis qu'en Belgique ils ont baissé de 25%. La dynamique de la croissance a également donné lieu à une augmentation des dépenses sociales irlandaises en termes réels de 118% entre 1980 et 1998 ; les dépenses sociales belges quant à elles n'ont augmenté que de 43%. L'Irlande a prouvé qu'une politique stimulant les opportunités et la participation est en réalité plus sociale que l'alternative keynésienne, qui ne vise qu'à stimuler la consommation.
emplois industriels

charges fiscales
Impôt sur la consommation

L'analyse par régression multiple a mis en évidence le fait que les pays ayant les plus hauts taux d'impôts sur la consommation connaissent une croissance plus rapide que les pays ayant une proportion plus importante d'impôts directs. Un rééquilibrage de la charge fiscale s'avère donc favorable à la croissance. Toutefois l'objectif principal doit rester un allégement substantiel de la charge fiscale totale. Le FMI tire d'ailleurs les mêmes conclusions.
Politique monétaire inefficace
L'analyse n'a pu mesurer aucun effet significatif des taux d'intérêts sur la croissance dans les 17 pays européens analysés. L'étude confirme ce qu'on a pu constater aussi au Japon : quinze années de taux d'intérêts proches de zéro n'ont en rien aidé à stimuler la croissance défaillante. Ce fait s'explique aisément par le fait qu'une politique d'argent facile provoque des effets négatifs majeurs, à savoir la baisse des revenus des épargnants, et des revenus sur la balance des paiements sans oublier une hausse de l'inflation,

Administrations décentralisées
L'analyse confirme que les petits pays sont bien plus efficaces que les grands. Des mesures du type « une même politique pour tous » dans les grands pays a trop souvent causé des effets négatifs pour certaines sous-régions. WorkForAll conclut donc en se déclarant favorable à des administrations décentralisées, et doute des avantages qu'apporterait le fait d'accorder toujours plus de pouvoirs aux autorités centrales de l'UE.

Garantie de succès
Les preuves historiques et scientifiques en faveur d'une stratégie d'allégement fiscal sont écrasantes. Une politique stimulant les opportunités et la participation s'est avérée extrêmement efficace partout où elle a été mise en oeuvre. Cela fut le cas aux États-Unis sous Reagan, en Islande sous Oddson, et en Irlande d'aujourd'hui, et même le miracle économique allemand sous Erhard était un modèle type d'une telle politique, caractérisée par un allégement substantiel de la charge fiscale. Pourquoi ne pas l'appliquer partout ? Nos leaders politiques et syndicaux réfléchissent encore trop en termes d'idéologie et de lutte des classes, et pas assez en termes d'intérêt commun. Leurs convictions économiques sont restées basées sur l'idéologie keynésienne qui a maintenant 70 ans d'âge, et date encore de l'ère glorieuse de l'économie de plan.


theorie
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