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Optimum fiscal
J-P. Chevallier
Globalement, le taux
des prélèvements obligatoires doit être égal
à un
tiers du PIB : c'est l'optimum fiscal qui résulte de la
combinaison des
courbes d'Armey et de Laffer. En effet, d'une part, les structures de
l'Etat doivent être
suffisamment importantes pour garantir durablement la liberté et
la sécurité, sinon, le désordre est tel que
l'activité économique ne peut pas se dérouler
normalement. Le Liban en est malheureusement un bon exemple : les
carences d'un Etat trop faible permettent à des milices
agressives de se développer, ce qui paralyse toutes les
activités économiques. La population s'appauvrit alors
que le pays est potentiellement riche. A l'opposé, l'Etat est
omniprésent dans les pays communistes. Le marché n'existe
pas. Le niveau de vie est très bas.
L'optimum fiscal se trouve donc entre ces deux
extrêmes : aux alentours
du tiers du PIB. L'observation de quelques situations
caractéristiques
permet d'affiner l'analyse : quand le taux des
prélèvements
obligatoires aux Etats-Unis (et dans d'autres pays comme la Suisse)
augmente au dessus de 34 %, la croissance du PIB ne peut pas atteindre
son potentiel optimal. Inversement, quand, à la suite de
l'intervention
énergique d'un président qui applique une politique
résolument libérale
comme le fit Reagan, le taux des prélèvements
obligatoires revient vers
33 % du PIB, la croissance du PIB retrouve alors durablement son
potentiel optimal.
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Lorsque le
taux de prélèvements obligatoires est trop faible, la
croissance est inférieure à ce qu'elle pourrait
être du fait des
dysfonctionnements qui se produisent. Ainsi, en dessous d'un taux de 33
%, les Américains (et les Irlandais) supportent des
inconvénients trop
importants : les routes et les autoroutes sont insuffisantes, les
embouteillages coûtent cher, etc.
Le problème est ensuite de
déterminer la structure de l'imposition. Les
Reaganomics (dont Laffer) prônent une flat tax à 20 %
environ pour
l'impôt sur les revenus et sur les sociétés, les
charges sociales et la
consommation (TVA).
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La flat tax repose sur le principe
suivant : d'une part, le taux
d'imposition portant sur la production et les revenus du travail doit
être le plus faible possible pour encourager la création
de richesse,
d'autre part, le taux des taxes sur la consommation doit être
élevé
pour décourager la consommation au profit de l'investissement de
l'épargne pour financer la croissance. L'Irlande en est une
illustration parfaite avec un taux d'impôt sur les
sociétés de 16 %,
des prélèvements sur les salaires de 19 %
(l'équivalent des cotisations
salariales plus les charges patronales), une TVA à 21 %, le taux
des
prélèvements obligatoires étant globalement de
l'ordre de 34 % (du fait
des doubles impositions, de certaines surtaxes et d'autres
impôts). Les
Irlandais bénéficient de ce fait d'une croissance de 5,5
% depuis 1984
et ils sont maintenant au 2° rang des plus riches du monde (pour la
fortune, après les Japonais) alors qu'ils étaient
très pauvres
auparavant.
Cette structure
est certainement proche de l'idéal. En effet, les
déséquilibres importants des Etats-Unis et de Singapour
s'expliquent
par le niveau trop faible de la taxe sur la consommation qui est
inférieure à 10 % (le déficit de la balance
commerciale américaine est
trop élevé ainsi que la dette publique de Singapour). Le
taux de
l'impôt sur les sociétés aux Etats-Unis est
légalement supérieur à 35 %
mais il est en réalité de… 25 % environ !
Les dépenses publiques de
fonctionnement sont financées par des
prélèvements obligatoires, mais les investissements
publics civils et
militaires (de 3 à 5 % du PIB) doivent être
financés logiquement en
grande partie par des emprunts dans des limites impératives : le
déficit budgétaire doit être inférieur
à 3 % du PIB et la dette à 60 %.L'économie
est normative. Ce n'est pas une science exacte. Ces normes
sont définies par l'observation des réussites
et des échecs du passé.
Des théories peuvent les justifier. Les économistes de
Work for all
montrent très clairement les solutions optimales par une
observation
rigoureuse des données statistiques, ce qui est scientifique…
***** La définition du taux des
prélèvements obligatoires retenue ici est celle de l'OCDE
(55 % pour la France en 2005)
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News from Brussels' leading think-tank..
WorkForAll
est un groupe d'étude Belge indépendant et
pluraliste. Nous examinons les modèles et les structures sociaux
sur leur efficacité. Hors de toute idéologie nous
mesurons le succes de politiques economiques dans leurs
réalisations en matière d'emploi,
prospérité, solidarité et de la liberté
individuelle.
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The Path To
Sustainable Growth
Lessons From
20 Years Growth Differentials In Europe
Martin De Vlieghere, Paul Vreymans
Abstrait:
Tandis que le
reste du monde connait un boom économique, l'Europe traîne
derrière. Les performances Européennes restent faibles
malgré son niveau de productivité et de connaissance
très élevé, malgré aussi son excellente
éthique de travail. La croissance est aussi très
différente entre régions. La France, l'Allemagne et
l'Italie stagnent, ainsi que les pays scandinaves, le Danemark, la
Suède et la Finlande. Tous ont à peine gagné 44%
de prospérité au cours des 20 dernières
années. L'économie Irlandaise par contre connaît
une croissance 4 fois plus rapide, gagnant plus de 169% de richesse
pendant la même période. En temps à peine d'une
demie génération l'Irlande s'est ainsi transformé
en pays le second le plus riche de l'Europe tout en créant des
emplois pour tous.
Les dépenses publiques et excessives et une bureaucratie
paralisante et bien trop coûteuse sont les causes principales des
faibles performances Européennes. Le secteur public
surdimensionné manque de productivité et défait
tout les gains de productivité du secteur privé,
supprimant entièrement ses performances et efficacité
exceptionelles. L'Europe pourrait améliorer ses performances en
copiant les remèdes irlandaises: Réduire les
dépences publiques, la bureaucratie et décaler la charge
fiscale du revenu sur la consommation. Ce livre démontre
pourquoi les ambitieux plans de Lisbonne et des décennies de la
stimulation de la demande keynésienne et une politique
monétaire inflationniste ont échoué. Le livre
develloppe une stratégie alternative de stimulation des
opportulités tout à fait réalisable ainsi que des
formules efficaces pour une croissance financièrement durable.
Ce livre lit comme manuel pour le
rétablissement économique. C'est une
référence de données pour les étudiants et
les politiciens intéressés à la croissance, la
sécurité sociale et dans l'étude des
modèles sociaux. C'est un classique pour les économistes
préoccupés par un gouvernement excessif, la faible
productivité du secteur public et pour les parents
s'inquiétant de leur niveau de vie en baisse et l'avenir de
leurs enfants. |

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paul.vreymans@workforall.net
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