Les
USA présentent, en dépit du coût de la
présence américaine en Irak et du cyclone Katrina, une
santé économique presque indécente, par
comparaison à l’Union européenne, la Belgique ou la
France. A tel point qu’on soupçonne régulièrement
l’économie américaine de tourner en surrégime et
que le nouveau patron de la FED, Ben Bernanke, s’est dit prêt
à inverser la hausse des taux directeurs si la croissance…
ralentissait. Aucun krach ne semble menacer non plus les USA
malgré un déficit commercial record mais reflet –
contrairement la France – d’une excellente compétitivité
des entreprises US.
Comme le révèlent les chiffres de l’OCDE (1), les USA ont
affiché ces dernières années une croissance du PIB
2004/2003 très avantageuse : 4,4% contre 2,3 pour la France 2,9
pour la Belgique alors que l’Union européenne des 15
présente un modeste 2.0%. La croissance mondiale est, elle,
d’environ 5%, faut-il le préciser… Avec un PIB/habitant de 100
dans l’OCDE, celui des USA se monte à 144 contre 112 en Belgique
et… 107 en France.
Le chômage par rapport à la population active aux
Etats-Unis se monte en 2004 à 5,5%, soit quasiment le plein
emploi si on admet un taux de chômage « frictionnel
». Par comparaison, la France affiche un taux de 10,1% et la
Belgique un taux officiel de 12% dont certains se plaisent à
penser qu’il pourrait être nettement plus élevé.
Plus grave : le taux de chômage de longue durée (plus d’un
an) varie du simple au Etats-Unis (0,7%) au sixtuple (4%) dans la zone
euro. Championne des pièges à l’emploi avec le Danemark,
la Belgique affiche plus de 2 semaines de maladies par an en moyenne
contre 5 jours aux USA (source : eurostat).
Faut-il
lier ces résultats impressionnants au montant des
dépenses totales des administrations publiques (en % du PIB) qui
se montent à seulement 36,5% aux USA contre 53,4% en France
49,3% en Belgique ? Plusieurs économistes – notamment
l’Américain James Gwartney - ont démontré
déjà la relation inverse entre croissance
économique et poids du secteur public. Ceci en est une nouvelle
démonstration puisque le dernier rapport de l’OCDE (29 mars
2006) indique que la Belgique et la France occupent la première
et la quatrième place en terme de pression fiscale globale
(respectivement 55,4% et 50%) ;les USA, la 23e place avec moins de 30%.
On le sait :
les dépenses de santé sont plus importantes chez nos amis
américains : 15% du PNB contre 9,6 en Belgique, un rien moins en
France. C’est d’ailleurs un des arguments communément
utilisés pour démontrer l’excellent rapport
qualité/prix du système de soins français ou belge
(ce dernier exceptionnellement en boni en 2005). Encore faut-il
préciser qu’aux USA, les dépenses publiques de
santé se montent à 45% seulement des dépenses
totales de santé contre 74,5% en Belgique, 76% en France et 75%
en Allemagne (2) pour une espérance de vie dans ces pays
sensiblement semblable…
Mais ces chiffres soulèvent d’autres paradoxes. Ainsi, si
l’enseignement supérieur est considéré comme
coûteux voire hors de prix outre-atlantique, les USA consacrent
tout de même 5,08% de leur PIB à l’enseignement public
(5,61 en France ; 5,97 en Belgique) et 2,26% à l’enseignement
privé (0,38% en France ; 0,39% en Belgique). Les dépenses
par élève sont supérieures aux Etats-Unis. Et les
résultats sont différents : le nombre de 25-64 ans
disposant de l’équivalent d’une licence universitaire est de 29%
aux USA contre 12,4% en France et 12,8% en Belgique. Comme l'avait
relevé il y a quelques mois The Economist (édition du 8
septembre 2005), l’enseignement supérieur américain
semble bien démontrer toutes les caractéristiques d’un
système plus efficace et plus égalitaire. Selon ce
journal, 17 des 20 meilleures universités sont
américaines dans le classement, qui fait autorité, du
Shanghai Jiao Tong University. Ces universités emploient 70% des
Prix Nobel en activité et publient 44% des articles les plus
cités dans le monde. Dépensant 2,5% de leur PNB en
R&D contre moins de 2 pour l’UE des 15, les Etats-Unis
déposent près de 80 brevets par million d’actif contre
une peu plus de 60 pour l’Europe des 15 (3).
Autre
paradoxe :
le pourcentage de personnes en dessous du
seuil de
pauvreté est inférieur aux USA par rapport à
la Belgique : 12,5% de la population vit en effet sous ce seuil
fixé à 782 dollars par mois contre 15% en
Belgique dont le seuil est fixé à 772,56 euros mensuels
(La Libre Belgique – 3 décembre 2005). Les 36 millions de
« pauvres » américains disposent tout
de même, en moyenne, de 20.000 dollars par an, soit
l’équivalent d’un employé modeste en Belgique. Le
paradoxe est apparent : un pays plus performant sur quasiment tous les
indicateurs économiques affiche logiquement une pauvreté
inférieure pour autant que les revenus soient répartis
équitablement. C’est le cas, puisque le coefficient
d’équité dit de Gini appliqué aux revenus aux USA
est de 40%, soit un peu plus inégalitaire que la France (30%).
Bien sûr les comparaisons internationales sont imparfaites et le
passé récent n’augure pas de l’avenir mais lorsque tous
les indicateurs concordent, certaines leçons doivent être
tirées.
Nicolas de Pape
Licencié en sciences commerciales et financières
Fellow à l’Atlantis Institute http://www.atlantis.org
(1) Lire
« L’OCDE en chiffres » :
http://213.253.134.29/oecd/pdfs/browseit/0105062E.PDF
(2) OCDE, Comité Etude
vieillissement, rapport 2005.
(3) OCDE, Going for Growth 2006
Martin
De Vlieghere verwerpt met klem
het discours dat wij langer moeten werken omdat we ouder worden, en
weigert de sociale achteruitgang die dit meebrengt. Vergrijzing op
zichzelf kan geen pensioencrisis veroorzaken. De dreigende crisis van het pensioenstelsel is uitsluitend
een crisis van het omslagstelsel en dus niet van de veroudering van de
bevolking. Men rekent ten onrechte op de solidariteit tussen
leeftijdsgroepen. Dan is de veroudering van de bevolking inderdaad een
probleem. Maar in een vrije en verantwoordelijke samenleving moet men
leren dan men zelf zijn pensioen moet opbouwen en dat niet een ander u
zal onderhouden.
The Path To Sustainable Growth
Lessons
From 20 Years Growth Differentials In Europe
Martin De Vlieghere and Paul Vreymans
Abstract: While
the rest of the world is booming, Europe lags behind. Europe's
performance is weak in spite of high productivity and knowledge, high
level of development and good labour ethics. Growth is also remarkably
dissimular among regions. France, Germany and Italy are stagnating, and
so do Denmark, Sweden and Finland. All gained less than 44% prosperity
over the last 20 years. The Irish economy grew 4 times faster, gaining
169% wealth over the same period. In half a generation Ireland so
metamorphosed into Europe's second richest country creating jobs for
all.
" Big government " is the main cause of Europe's weak performance. The
oversized Public Sector lacks productivity and is undoing the entire
productivity gains of the Private Sector, eradicating all of its
outstanding performance and productiveness. Europe could improve its
overall performance by copying the Irish success formulas: Scaling down
Public Spending, downsizing bureaucracy, and shifting the tax burden
from income on consumption. This book demonstrates why the Lisbon
Agenda and decades of Keynesian inflationist demand stimulation have
failed. It devellops an alternative and workable supply-side strategy
as well as effective cures for a humane and financially sustainable
development.
This book reads as a step-by-step manual for economic
recovery. It is a data-reference for students and
politicians interested in growth, wellfare and in social
modelling. It is a classic for economists
concerned about Big Government, poor public sector
productivity and for parents worrying about their declining
standard of living and their children's future.
Big
Public Spending means
poor Growth. Slow
Growth
results in Poverty.
These
are the key findings from our research
confirming the results of earlier
studies such as this
which compared the growth differentials of 30 OECD countries
over 45 years (
over 1000 data-pairs !!! )
Do
You feel more people should know this? Please
link this page or mail it to a friend